Français ?

Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 03:18
                        
Cher stylo tout neuf,

 

Il est tard désormais. Je gis dans mon lit, sur le dos, penseur, je fume. Les yeux perdus entre les sinuosités délicates crème grises et bleue acier de ces vagues envolées. Le plafond de la chambre, à la peinture craquelée semble se mouvoir, fuir mon regard. La journée s’achève, son bilan est en boite, datée, et près à y être archivé. Cette cigarette est la meilleure de toute, c’est celle qui me fait accepter toute les autres. Elle m’enivre et se déguste dans un silence presque religieux. Ce moment n’a pas de prix, je profite du spectacle de ces danseuses gitanes nicotinées, sensuelles, envoutantes et dévouées, évoluant à même ma paume et se perdant dans l’obscurité. Leurs jambes n’ont de fin que leurs cheveux, crème, gris et bleu.  Je pense au nouveau jour qui est sur le point de naitre, à ce que je veux y mettre. Je pense à la perfection, au souvenir, à l’oubli aussi.


Je m’imagine bien ecrivant, …c’est plutôt La classe... Ecrire, écrire, écrire, en voila une bonne idée. La énième solution toute faite à tous mes problèmes. La quintessence des solutions miracles. Commencer à écrire comme on arrêterait de fumer, ou de boire. La discipline que j’ai beaucoup cherchée. Ecrire comme on se mettrait au régime, aux légumes vert, au sport, se jeter à l’autre, changer de peau, changer de gris. Confesser ses phobies et fantasmes. Ecrire pour parler de toi, de moi, d’émoi, y  trouver un allié, un adversaire à sa taille, faire le ménage, la pluie, le beau temps, et surtout semblant. Ce serai  un journal , ça me plais assez, non pas que je veuille raconter quotidiennement ce que j' ai eu au dejeuner,  mais plutot prendre la dicipline de tenir, jours apres jours un recueil de ses songes et reflexions ...«Écrire, c’est faire du tri » j’ai entendu ça dans un film de Klapisch, et j’aime assez. La vie se doit d’être un immense bordel pour valoir la peine d’être vécue, admirée et enviée, c’est une succession de tentatives plus ou moins réussies, c’est surtout la force intarissable d’essayer à nouveau, encore et encore. C’est comme un énorme bureau sous les factures et autres paperasses diverses pour lesquelles l’écriture serait une série de pochettes chemisées multicolores à élastiques. Ma vie est un immense bordel, qui me frustre un peu parfois, j’y cherche des panneaux d’indications. "La paix intérieure, 30km".


               Je suppose donc que si je me mets à écrire, je vais y voir un peu plus clair, je vais prendre un peu plus le contrôle du bordel, gagner un peu de temps et d’espace, avoir une longueur d’avance, voir venir, prendre le volant, organiser, sortir la tête hors de l’eau et respirer enfin. Peut être même qu’avec le temps et de la chance je trouverais des réponses à une question qui m’a été posée il y a bien longtemps déjà et qui tourmente toujours mon petit univers tranquille : « Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras grand ? » Personne ne vous dit à quel âge est-on grand. Les « grandes personnes » qui se reflètent dans les yeux brillants de Peter pan ou de Saint Exupery ne donnent pas vraiment envie. A quel âge ? Nait-on chiant ? Ma vie aujourd'hui est comme en plein virage, et j'ai bien peur de sortir de la chaussée. J’ai la trentaine, et pour tout bagage, un doctorat en perte de temps, et une maitrise en câlins. Je suis passionné, j’ai voyagé et je me pose toujours beaucoup de questions. Sans être complètement passif pour autant, je n'essaye pas du tout de réussir à n'importe quel prix, je ne me soucis pas beaucoup pour ma vie professionnelle ou pour ma retraite, je prends même le risque, ou le luxe - appelez ça comme vous voudrez - d'éventuellement tout faire foirer. Réussir sa vie vaux mieux que dans la vie. J'ai un sacré atout : je n'ai aujourd’hui pas peur de l’avenir. Peut être qu’un jour je me porterais plus responsable, que j’aurais des enfants et des engagements, et qu’alors je pourrais douter de n’être à la hauteur de ces responsabilités, mais pour l’instant, non, ce n’ est pas le cas.

 
              Respecter mon instinct a longtemps été ma principale ligne de conduite. La fougue, l’optimisme et le manque de contrôle de toute cette énergie intérieure m’ont fait prendre des choix que je n’ai heureusement encore jamais eu à regretter, mais pour combien de temps ? Mon corps se conduit comme un enfant compulsif, un être immature et épanoui auquel je dois encore tout dire. Mange ! Dort ! Sort prendre l’air ! Fais attention à ton dos ! Mais vas-y ! Vas aux toilettes ! Je fais tout dans l’extrême, l’exubérance même, et je ne souhaite pas fondamentalement changer tout ça, mais seulement apprendre à vivre en societé, et anticiper l’heure où j’aurais pris de l’âge et perdu l’envie et l’énergie. Mon futur est plutôt flou, et c’est tant mieux. J'en suis donc  reduit à me dire qu'il me faut changer mes habitudes sans pour autant me changer moi même.
J’aimerais de tout cœur rester parmi vous, mais il y a pour cela certaines tentations auquel je dois renoncer et surtout certaines concessions que je ne serais jamais près à faire. Si je pouvais faire un vœu de ceux qui s’exhaussent ce serait celui de garder le sourire à tout prix, à jamais. Ici ou ailleurs, de devenir un vieillard ébahi, toujours immature, sans regrets, au facies forgé par l’amour  des autres et le don de soi. Je souhaite en être capable sans avoir à fuir.  La route a souvent été ma seule compagne . Elle a toujours été très fidele et généreuse, ainsi que jalouse et exigeante… Une vraie femme latine.


              Je sens que le sommeil me cherche, le temps est venu pour moi d’abdiquer, je pose mes compagnons, éteins la petite lampe et respire profondément. Le calme y est le prix et
la récompense. Je pense aux couleurs et odeurs de la pluie dehors, Je peindrais demain d’optimisme et de tons orangés. Demain rimera avec possible.

 

 

Communauté : Carnets-de-voyages - Publié dans : Français ?
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 07:20

Cher stylo tout neuf,

 

 

 

            Tu me plais beaucoup, j'aime ton contact, ton  « look », et tu réveilles chez moi ce petit côté matérialiste que je m'autorise parfois. Tu es différent de tout les stylos-plumes que j'ai pu voir ou avoir jusqu'à aujourd'hui. Luxueux, simple, noir, abordable, j'aime beaucoup le petit côté baroudeur de ta plume rétractable ainsi que la possibilité d'une utilisation presque rituelle et romantique du flacon d'encre  « black ink ». Je t'ai, sans le savoir, cherché toute ma vie.

 

            Je t'écris cette lettre pour te présenter quelqu'un, un compagnon, un binôme, ...avec qui je l'espère tu sauras t'entendre. Il s'agit de mon beau cahier tout neuf (à qui je te charge de transmettre ce message, ainsi que tous ceux qui suivront, ...d'avance, merci). Je compte sur vous deux pour effectuer un vrai travail d'équipe, être sages, consciencieux, et désobéissants parfois. Faites ma fierté, jouez, mais ne vous tâchez pas de trop. Faites les fous, les idiots, avec classe et retenue. Essuyez mes doutes, confessez mes idées noires. Soyez mes alliés, évitez d'être vulgaires ainsi que   grossiers. Gardez-nous des fautes d'orthographes, des clichés, des écueils de l'écriture, mais aussi des règles et ce quelles qu'elles soient.

 

            Veillez l'un sur l'autre comme des frères, lisez mes pensées, faites-nous rêver. Je compte sur vous pour nous guider, moi et mes écrits, vers des lieux enchanteurs. Nous faire brûler de passions, pleurer, rire, jouer à être sage, jouer à être rebelle, jouer à être lu. Soyez gentils l'un envers l'autre, soyez adultes et courtois, compréhensifs et coopératifs. Soyez des enfants, soyez des sages, soyez vous, soyez moi,...et surtout ma voix. Ne vous donnez pas un genre, développez un style, ...faites le printemps en automne, l'automne en musique, et la musique en fleurs.

 

            Vous avez en vos mains une arme implacable, vous qui pris à part n'êtes rien que de beaux objets, l'un sourd, l'autre muet. Objets qui, s'ils se comprennent, collaborent et s'aiment, insuffleront en nos cœurs cet hymne à la vie, la force et l'envie d'y vaincre l'ennui, l'oppresseur ou ses chaînes.

 

            Ah ah, ... quelques minutes à peine, et la magie déjà se sent, la pantoufle est de vair et fouette cocher ! La mayonnaise est en train de prendre, elle monte en moi. Mes enfants, ... séduisez-vous l'un l'autre! Entrez dans la danse. Toi, glisse sur le papier ! Laisse-toi caresser ! Faites-vous désirer. Votre relation impossible ne sera, toujours et jamais, qu'ici et là-bas, dans mes rêves ou pas.

 

            Vous avez toute ma confiance, ... ne la trahissez pas

 

 

                                                                                    P.

 

 

 

 

 

Communauté : Carnets-de-voyages - Publié dans : Français ?
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 14:19
    La pétition internet n'est en réalité que le dernier avatar de l'activisme en pantoufles, cette quête de l'auto-satisfaction ultime tirée du sentiment d'être venu au secours de la société sans avoir eu besoin de se salir les mains ni d'investir de son temps ou de son argent.







Ce qu'on en dit : signer et faire circuler des pétitions en ligne est un moyen efficace de changer les choses en ce qui concerne les sujets importants.

Ce qu'il en est : C'EST HELAS ...  FAUX !!!

Origines : Les années 2000 ont vu naître un nouveau phénomène Internet : la pétition internet, ou e-petition. Ces pétitions offrent le confort d'un exutoire instantané à ceux qui sont scandalisés par les derniers excès du monde. Elles les persuadent qu'ils vont changer le cours des choses simplement en ajoutant leur nom à un cahier de doléances. Funeste erreur, pour de nombreuses raisons.

    En effet ces pétitions précisent rarement à qui elles s'adressent et ne sont en réalité rien de plus que des épanchements d'indignation. Crier son indignation c'est bien, mais Vox clamantis in deserto les cris n'avancent à rien s'ils n'atteignent personne en mesure d'intervenir. Une pétition qui ne dit pas clairement à qui elle est destinée peut certes valoir un petit quelque chose en tant que moyen pour ses signataires de donner libre cours à leurs angoisses existentielles, mais elle échoue lamentablement en tant qu'instrument de changement social.

    Ceci reste vrai des pétitions qui disent clairement à qui elles s'adressent mais n'expliquent ni comment ni pourquoi leur destinataire est en effet bien en mesure d'intervenir et de changer les choses. Car il ne suffit pas d'adresser une pétition à quelqu'un, il faut que ce quelqu'un soit la bonne personne. Une pétition adressée à la mauvaise personne est aussi utile qu'une adressée aux quatre vents -- les voix qu'elle colporte peuvent crier, elles seront sans effet.

    Même les pétitions bien ciblées et bien préparées ont leurs problèmes. Au premier chef, qu'est-ce qui vous assure que quelqu'un, à l'autre bout, s'emploie à réunir et à collationner les signatures, et qu'il les fera vraiment parvenir aux destinataires une fois la pétition close ? La simple existence d'une pétition ne garantit pas que quelqu'un en fera quoi que ce soit une fois terminée.

    Les pétitions ne sont pas les instruments de changement social que nous aimerions si fort croire qu'elles puissent être. Certes, une pétition accompagnée d'une foultitude de signatures peut impressionner, mais qu'est-elle en réalité ? La preuve tangible de l'existence d'un segment de l'opinion publique. Et ce segment n'influencera que ceux dont l'existence dépend de l'opinion publique -- on songe tout suite aux hommes politiques. Les signatures ne sont pas des votes, et elles ne sont pas traitées comme tels par ceux à qui il revient de prendre les décisions difficiles de notre époque. Au mieux, la pétition sera perçue comme l'indication d'une certaine volonté publique, sans plus.

    Les pétitions pour un monument à la mémoire des pompiers tombés au feu, ou pour que jeudi prochain soit déclaré jour national des arts du spectacle ont un petit espoir de succès, à la mesure de leur faible portée. Mais c'est une autre histoire quand la revendication se complique ("résolvons le problème des SDF en France") car il ne suffit pas de désirer ardemment des solutions pour que les problèmes en accouchent par génération spontanée. Quant aux gouvernements étrangers, rares sont ceux qui se sentent obligés à changer les choses chez eux juste parce qu'elles dérangent des gens chez les autres.
Ce qui réduit d'autant les espoirs de réussite de ces pétitions qui dénoncent une situation hors de nos frontières ("Mettons fin au viol des enfants en Afrique du Sud").

    Bien que tout cela soit aussi vrai des pétitions à l'ancienne, couchées sur papier, que des cyber-pétitions modernes, remplies au clavier, ces dernières souffrent d'un handicap supplémentaire. Handicap inhérent à leur nature même, qui en réduit encore l'efficacité.

    En effet, écrite à la main, chaque signature d'une pétition sur papier est aussi révélatrice de la réalité du signataire que s'il avait donné son ADN. On peut contrefaire une signature, mais pas des centaines sous peine de voir apparaître des ressemblances qui révèleraient vite la supercherie.

    Rien de tel avec la pétition internet. Un seul et même individu peut très bien avoir produit la totalité des signatures car rien, dans chacune, ne différencie son auteur des autres. En outre, il n'est pas besoin d'être grand expert informaticien pour écrire en quelques minutes un programme apte à créer signature sur signature, chacune inventée, chacune composée de l'assemblage aléatoire des éléments requis par le formulaire de la pétition internet, que ce soit nom, prénom, âge, profession, ville, pays, ou toute autre combinaison. C'est même à la portée de tout programmeur avec un minimum d'expérience. Une fois écrit un tel programme il vous suffit d'appuyer sur une touche pour vous retrouver l'heureux propriétaire de milliers et de milliers de "signatures" sans vous être beaucoup fatigué.

    La chose est si bien connue des décideurs qu'ils prêtent à peine plus d'attention à une pétition internet qu'à une feuille de papier vierge. C'est pourquoi les pétitions internet même les mieux rédigées, correctement ciblées, amoureusement distribuées, dont les instigateurs ont scrupuleusement vérifié chaque signature, se voient reléguées en fin de compte dans le même tiroir que toutes les autres pétitions moins soigneusement chaperonnées.

    Mais alors, si la pétition internet type ne vaut pas même les pixels pour l'afficher... d'où vient cette vogue dont elle jouit ?


    Dans notre monde assailli de problèmes complexes dont les solutions requièrent d'énormes quantités de temps, d'argent et d'engagement, la pétition internet procure un soulagement bienvenu car elle simplifie tout. Songez donc, elle vous confère le pouvoir de résoudre ces problèmes !
Et d'un simple clic de votre souris par-dessus le marché !

    En voilà l'attrait. Grâce à la pétition internet, le sentiment d'impuissance et d'incapacité à maîtriser les évènements qui se jouent sur une échelle démesurée se trouve remplacé par la certitude qu'un véritable changement va voir le jour sans plus d'effort qu'il n'en faut pour taper quelques lettres sur un clavier, juste assez pour afficher votre nom sur une liste grandissante de cyber-activistes tout aussi engagés que vous. Par la baguette magique de la pétition internet ceux qui se sentaient relégués en touche sont transformés en de puissants agents de changement social. De quoi vous monter à la tête.

    Mais ce n'est qu'illusion.

    La pétition internet n'est en réalité que le dernier avatar de l'activisme en pantoufles, cette quête de l'auto-satisfaction ultime tirée du sentiment d'être venu au secours de la société sans avoir eu besoin de se salir les mains ni d'investir de son temps ou de son argent.

    Ces dernières années ont vu de curieux appels à l'aide. Tantôt il s'agissait d'aider un bambin leucémique à collectionner le plus possible de cartes de visites pour lui permettre de figurer dans le Guinness Book of Records avant de mourir, tantôt c'est un message qu'il fallait diffuser le plus largement possible car une grosse société avait soi-disant promis de verser, à chaque message ainsi relayé, quelques centimes pour soigner un enfant mourant. C'est encore l'activisme en pantoufles qui en a poussé beaucoup à répondre à ces appels, dont on soupçonne sans jamais trop le savoir qu'ils étaient des canulars.


    C'est encore et toujours l'activisme en pantoufles qui nous pousse à boycotter telle compagnie pétrolière ou à éviter d'acheter de l'essence un certain jour de la semaine -- c'est tellement plus facile que de réduire systématiquement sa consommation personnelle en conduisant moins ou en prenant les transports en commun.
Et éteindre vos lumières et vos appareils ménagers pendant cinq minutes un jour par an est bien le fin du fin de l'activisme en pantoufles.
Cet activisme là se présente sous bien d'autres formes encore mais notre but ici était d'en offrir seulement quelques exemples et non pas d'en établir une liste définitive.

    De quelque manière qu'il se manifeste, la caractéristique clef de l'activisme en pantoufles, son thème central, c'est
faire de "bonnes actions" qui ne coûtent pas cher en temps, en argent ou en efforts. Aider à collecter des cartes de visite, relayer des messages, boycotter et appeler au boycott, signer des pétitions internet.


    Les pétitions internet satisfont ainsi le besoin que nous avons tous de faire le bien et d'atténuer ce sentiment de culpabilité tenace qui nous dit que nous devrions faire quelque chose de concret pour améliorer le monde où nous vivons. En tant que telles les pétitions internet remplissent un rôle d'exutoire -- ceux qui "signent" ces messages éprouvent un sens d'accomplissement personnel allié à la sensation réconfortante d'être venus au secours de la société.
Cette "bonne action" donne un double sentiment d'accomplissement. Il y a d'une part la signature -- elle sert une cause louable, c'est une bonne action en soi. Il y aussi l'action elle-même de signer -- elle sert l'amour-propre du signataire. Voilà pourquoi les pétitions internet c'est sexy. Qu'importe qu'elles n'aient pas le moindre espoir d'aider à réaliser leurs buts déclarés, elles nous donnent une occasion de nous féliciter d'avoir "fait quelque chose" au lieu de continuer à nous sentir coupables de ne rien faire.

    Il importe finalement peu qu'elles accomplissent
ou pas quelque chose. Nous nous imaginons avoir pris part à quelque chose de louable et nous avons donc une meilleure opinion de nous-mêmes : c'est tout ce qui compte à nos yeux.


    Les pétitions internet étant à la mode, plusieurs sites Web sont apparus pour répondre à l'intérêt qu'elles suscitent. L'existence de ces sites ne donne pas plus de crédibilité à l'humble pétition internet qu'elle n'en avait déjà, ni ne lui confère plus de pouvoir à provoquer du changement. L'existence de ces sites (même les mieux conçus et les plus impressionnants) ne change absolument rien aux défauts inhérents des pétitions internet. Quiconque serait tenté de confondre l'apparence de la légitimité avec la légitimité elle-même ferait bien de se souvenir que plus d'un gogo s'est fait gruger des économies de toute une vie par un beau parleur avec un impressionnant papier à en-tête, installé dans un luxueux bureau apparemment bien pourvu en personnel. L'habit ne fait pas le moine.

    Nous ne vous donnerons pas d'opinion sur la légitimité de tel ou tel site (c'est-à-dire si les pétitions qu'il abrite sont réellement envoyées à ceux auxquels elles se disent destinées et si toutes les "signatures" données par les visiteurs leur sont vraiment jointes). Posez plutôt ces questions directement aux sites eux-mêmes. Nous préférons attirer l'attention de nos lecteurs sur un autre aspect de la question qu'ils ne prendraient peut-être pas en considération sans cela.

    Nombre de ces sites comportent des bannières publicitaires qui sont autant de sources de revenus pour leurs opérateurs. Cela signifie que chaque fois que quelqu'un vient y lire ou y signer une pétition, les propriétaire du site encaissent un revenu. Cela a lieu qu'il s'y trouve ou non une pétition véritable, que les pétitions soient envoyées ou non à leurs destinataires désignés, que les "signatures" soient ou ne soient pas recueillies et jointes aux pétitions, que seules les "signatures" vraiment recueillies soient jointes, et non d'autres fabriquées par les propriétaires du site. Un site de pétition complètement frauduleux rapportera de l'argent à ses propriétaires tout autant qu'un site scrupuleusement honnête car son revenu est fonction du nombre de ses visiteurs, et non pas du nombre de pétitions remplies et effectivement envoyées à leurs destinataires désignés, ni de l'efficacité de ces pétitions.

    Certes, nombre de sites (pétitions internet ou autres) comportent des bannières publicitaires. Certes, les revenus tirés de celles-ci sont souvent tout ce qui leur permet de rester ouverts. La présence de publicités ne préjuge rien quant à la qualité ou à l'intégrité du site, mais le fait que ces publicités soient présentes devrait être pris en considération quand on s'interroge : "La raison d'être de ce site est-elle bien celle que j'imaginerai s'il n'y avait pas ces publicités ?"

    Quoi que l'on puisse dire d'autre sur les cyber-pétitions (et nous en avons dit beaucoup jusqu'ici), elles servent parfois un but réel et valable : celui d'outils efficaces pour faire connaître aux gens des situations dont ils n'auraient pas ou peu connaissance autrement. Par exemple, dans les jours précédant l'attentat du 11 septembre et la guerre qui s'ensuivit contre les talibans, une cyber-pétition dénonçant la condition des femmes en Afghanistan oeuvra à éclairer beaucoup de gens sur ce qui se passait là-bas. Que sa prémisse ("Si seulement les talibans savaient que ce qu'ils font est mal, ils arrêteraient") ait été épouvantablement fausse ne change pas le fait qu'elle ait contribué à informer les gens.

    Bien sûr, ce même but, louable, serait mieux servi en faisant circuler sur l'Internet des analyses et des articles documentés. Cela au moins n'encourage pas ce climat grandissant d'activisme en pantoufles et d'illusion d'un changement social durable acquis sans effort au prix d'une participation qui ne coûte rien.

    Nous encourageons ceux qui veulent jouer les redresseurs de torts à utiliser leur clavier pour composer de véritables lettres à leurs représentants ou à qui il leur semble opportun de contacter sur tel ou tel sujet. Les vraies lettres, celles écrites avec ses mots à soi et envoyées par la poste, reçoivent beaucoup plus d'attention que les circulaires (ne parlons même pas des pétitions). Ceux qui sont résolus à se faire entendre ne devraient pas l'oublier. Oui, l'effort nécessaire est bien plus grand.
Mais c'est justement ce qui fait toute la différence.





- Publié dans : Français ?
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 02:03
- Publié dans : Français ?
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 21:33

Je m’endors épuise, je me réveille las,

Mais grâce à dieu monsieur, je ne m’en soucis pas,

Et quand je m’en soucis, je me ridiculise,

La fatigue souvent, n’est qu’une vantardise,

Je ne vous parle pas des tristes lassitudes,

Que l’on a lorsque le corps harassé d’habitudes,

N’a plus pour ce mouvoir que de pâles raisons,

Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon.

 

Mais se sentir plier sous le poids formidable,

Des vies qui un beau jour on s’est fait responsable,

Savoir que l’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,

Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain,

Savoir être à sa place, savoir qu’on est la source,

Aider une existence à continuer sa course,

Et pour cela se battre à s’en user le cœur,

Cette fatigue là monsieur, c’est un bonheur.

 

Et sûr qu’à chaque pas, chaque assaut que l’on livre,

On peut aider un être à vivre ou à survivre,

Ceux qui font de leur vie une belle aventure,

Marquent chaque victoire en creux sur leur figure.

Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,

Parmi tant d’autres creux, il passe inaperçu.

 

La fatigue, monsieur, est un prix toujours juste,

C’est le prix d’une journée d’effort et de lutte,

D’un exploit,

Non pas le prix qu’on paie, mais celui qu’on reçoit,

C’est le prix d’un travail, d une journée bien remplie,

C’est la preuve aussi qu’on vit avec la vie.

Lorsque je me sens gonflé de mon humble souffrance,

Ma fatigue alors c’est ma récompense.

 

Et vous me conseillez d’aller me reposer,

Mais j’acceptais là ce que vous me proposez,

Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,

Mais je mourrais monsieur, tristement de fatigue.

- Publié dans : Français ?
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /2008 13:53



Loin de pouvoir donner des leçons sur le reportage photo, cet article a pour unique prétention d'orienter les plus hésitants.

 
Voyager avec et voyager sans

 

La photographie est elle une passion pour vous ? ...Et le voyage, aussi ?

 

Ou n'est-elle, à vos yeux que le moyen de ramener quelques souvenirs, ou quelques preuves de votre passage? J'invite les voyageurs, et tout autres touristes, à ce poser avec sérieux, ces questions. Parce que voyager sans photographier, se libérer de cet appareil s'il est inutile, gênant ou encombrant a un charme particulièrement savoureux.

La boulimie frénétique du touriste avide de clichés exotiques (avec sa femme dessus), pris dans la hâte d'un séjour trop court, n'a aucun charme singulier. L'agression innocente exercée sur les populations locales, l'exclusion sociale immédiate du possesseur d'un appareil hors de prix auprès des peuples déshérités, ... etc etc, font que si les photographies ne sont pas de qualité, ou la passion à toute épreuve, que l'enjeu n'en vaille pas réellement le prix. En revanche, la liberté de se balader sur les marchés, les mains dans les poches, avec sur soi juste de quoi acheter quelques fruits, sans se soucier des voleurs, ni de la peur d'oublier un jour ces instants précieux.

Rien ne vous empêchera plus tard d'acheter un beau livre sur la région, et même quelques cartes postales.

 

- « On ne vit pas de souvenir,... il nous faut remplir nos vies d'une innombrable succession d'instants magiques et rares, tellement nombreux que l'on se permettrait le luxe de l'oubli »

 

 

Le matériel

 

 

Argentique ou numérique? to be or not to be ? éh, éh, that is not the question !!Les technologies ne sont pas un but, mais un moyen de satisfaire ses exigences en terme de prix, de qualité, de fiabilité, de confort d'utilisation, d'encombrement, de poids, ...Rappelez vous juste que pour le prix un appareil numérique d'entrée de gamme vous pourrez vous équiper d'un bel appareil de reportage argentique. et voilà!! Sinon, rien à rajouter, ...

 

Il faut surtout voyager léger et connaître les forces et les faiblesses de son matériel. L'appareil doit être de qualité et pas trop « tape à l'oeil ». Les lentilles fixes ont comme avantages par rapport aux zooms qu'elles sont généralement plus lumineuses, moins volumineuses et moins coûteuses. L'objectif standard est le 50mm. il permet de photographier les personnes sans agresser, oblige à s'approcher, et donc à entrer en contact avec le sujet. Deux objectifs supplémentaires et optionnels seraient; un grand angle, type 28mm ou 35mm, et un objectif pour le portrait type 105mm ou 115mm. FAITES TRES ATTENTION AVEC LES TELEOBJECTIFS, Les personnes se sentent dépouillées de leur intimité. Trépied ou flash peuvent être bien utiles, mais aussi fortement encombrants. Pensez à vous munir de cartes mémoires ou de pellicules en quantités suffisantes, d'équiper vos lentilles de filtres neutres (UV)et par-soleils. Mettez le tout dans un (petit) sac à dos spécial photo (camouflé), qui ne vous quittera pas d'une semelle de tout le voyage. Si vous souhaitez faire de longues marches, le confort sera important.

 

Si vous faites de la photo numérique, pensez à vous munir d'un adaptateur électrique international, d'une multi-prise, ainsi que d'un disque dur externe, ... outch !!

 

Avant le voyage

 

Il faut bien se documenter, et se renseigner sur la culture que vous allez découvrir, les rites, les coutumes, et les interdits. Décidez grossièrement d'un itinéraire, des moyens de transports, du budget et du temps que vous allez consacrer à votre voyage. Apprenez la langue, si vous le pouvez.

Décidez le thème à photographier: une population, un rite particulier, une manière de vivre, un événement, la faune et la flore... Ce thème doit vous tenir à coeur sans pour autant devenir une contrainte, et rien ne vous empêche d'en changer. Certains thèmes particuliers, qui touchent a l'intimitée des habitants nécessitent plusieurs voyages, et même d'apprendre la langue... Restez ouvert aux conseils de ceux qui reviennent ( lieux, moments, attitudes à adopter...),et prenez autant de contacts sur place que possible.

 

 

Lorsque vous êtes sur place

 

Prenez votre temps. Prenez la température, imprégniez vous de l'ambiance, laissez vous pénétrer par l'endroit, ses odeurs, ses lumières. Essayez de sortir des sentiers battus, de prendre le risque d'aller seul à la rencontre des autres. Observez, imitez, disparaissez. Revenez sur vos pas, vivez le même endroit à différentes heures de la journée, essayer d'être familier avec votre environnement, plutôt que de tout voir, ou de tout photographier, essayer de bien voir, de comprendre ou d'interpréter. Faites vous des amis, ils vous ouvriront des portes sans clefs. Ayez un maximum de respect, en particulier pour les personnes que vous souhaitez photographier ainsi que pour les lieux. Demander l'autorisation, et restez souriant, même si on vous la refuse. Dans certaines cultures, le portrait est très mal perçu, on dit même qu' il vole les âmes. Photographier les femmes ou les enfants peut être difficile, surtout si vous êtes un homme. Certaines photo se monnayent, (c'est a vous de voir... )

 

 

Soyez conscient des risques (vols ou autres) que vous prenez. Pour les éviter d'une manière générale sélectionnez vos relations en fonction du premier pas, c'est à vous d'aller vers les autres car vous êtes venu pour ça, rejetez ou méfiez-vous beaucoup plus des personnes qui viennent spontanément vers vous. Soyez vigilant à ne pas laissez traîner votre matériel photo, car même sans avoir l'intention de le voler, plus la tentation est grande, plus l'opportunité peux faire le voleur. Faites évidement aussi attention à votre passeport, votre carte de crédit et à votre santé !! Si vous utiliser des films, vous pourrez les faire développer dans les plus grandes villes. Soyez plus vigilants avec les petits laboratoires. De même pour l'achat de pellicules, elles peuvent ne pas avoir été conservée correctement, ou même être de mauvaise qualité. Le mieux étant toujours de les acheter et les faire développer chez vous.

En avion, ne mettez jamais vos pellicules en soute, elles seraient soumises à des rayons très puissants. En revanche aucun risques pour les films de moins de 1600 ISO avec les contrôles de bagages à main.

Si vous faites de la photo numérique, méfiez-vous de la qualité du courant dans les lieux munis de groupes électrogènes, attendez une bonne demi heure après la mise en marche pour mettre vos batteries a charger

Et enfin, faites attention à ne pas laissez vos pellicules dans votre sac, sur le toit d'un bus, toute l'après midi et en plein soleil.

 

 

 

Le Retour et la sauvegarde de ses clichés

 

Une fois de retour chez soi, et même durant le voyage, il faut s'assurer de ne pas perdre de données. Faites des copies, protégez vos négatifs, soyez vigilant et préventifs. Transférer vos photos sur votre ordinateur, les trier, les sélectionner, faire des agrandissements, des copies, faites tout ce que vous voulez mais protégez vos photos des erreurs de manipulation, du temps, de la poussière, des rayures, ...

 

Lors d'un long voyage, vous pouvez envoyer vos photos sur des CD ou des DVD, gravés en doubles exemplaires, par colis, à votre contact dans votre pays d'origine. Garder toujours une copie avec vous, jusqu'à confirmation de la réception du courrier. Vous pouvez faire de même avec vos pellicules, en prenant le risque de les perdre, si le colis s'égare. Le risque pouvant être plus grand encore si vous essayez de les faire développer sur place. Renseignez vous sur la qualité des laboratoires ainsi que sur le sérieux des services postaux. Soyez également conscient que si vos pellicules arrivent à destination, ( ce qui est tout de même fort probable) elle sont sauve, et même si vous vous faites tout voler vous aurez tout de même sauvé ça. Vous pouvez aussi mettre vos photos numériques en ligne par internet et même les faire télécharger au fur et a mesure par votre contact. (Cela peut vous prendre beaucoup de temps pendant le voyage, dans les endroits reculés et où le débit internet est faible)

 

voilà,... tout est dit, ... ou presque:

 

- « hors de ma vue,... va photographier là bas si j'y suis !! »

 

 

 

 

 

Communauté : Les photographes - Publié dans : Français ?
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 18:03
-  « Voyager c'est lire, lire c'est voyager » Victor Hugo

 

Qu'est-ce qui reflète mieux le plaisir de dessiner qu'un carnet de voyage? Qu'est-ce qui reflète mieux le plaisir de voyager qu'un carnet de voyage? Tellement de choses entrent en jeux: son petit matériel, le papier, l'odeur des crayons, le bruit de la plume ou de l'eau, le monde devant soi, l'excitation, la main qui en tremble presque,...

 

...Aquarelle, encre de chine, carnet et crayons de bois,...

 

Écrit au jour le jour ou reconstitué a partir de souvenirs, de photos, prises de notes, votre carnet de voyage est le récit personnel de vos extraordinaires aventures. Le carnet de voyage est de plus écrit dans une langue que vous êtes le seul à réellement maîtriser, la votre. Ce récit de voyage propose en effet au lecteur de lui faire découvrir, ou redécouvrir ( le plus grand lecteur de votre carnet peut être vous même!) les sensations, les impressions ressenties. Il raconte l'humeur, le pays, l'instant, les coutumes, les galères, les paysages, les gens, la nature, les conditions de vie d'un peuple, la cuisine locale, ... il se veut invitation au rêve et a l'évasion, un voyage a lui tout seul, intime, évasif, sensible et même dur parfois.

 

 

Carnets et voyages

 

Les possibilités sont d'autant plus infinies, que le résultat est personnel. Il peut être un récit, un carnet de croquis, un récit illustre de croquis disperses dans la page, au milieu du texte, un récit illustre de photos reparties dans le texte lui même, collages, il peut être agrémenté de cartes, plans, itinéraires, sons, vidéos ... il peut aussi être en ligne, sur un beau cahier,ou sur un carnet des plus communs. Le carnet de voyage ne date pas d'hier, si internet en a fortement permis la vulgarisation, il n'en existe pas moins depuis des siècles, tel par exemple l'Odyssée d'Homère:


 -  « heureux qui comme Ulysse a fait un beau carnet de voyage »

 

Le carnet de voyage, d'où sont nom, fait le chemin avec vous,...Il est toujours plus vivant, plus vrai, lorsqu'il est rédigé sur place au jour le jour. Ce que vous vouliez dessiner aujourd'hui, ne vous plaira peut être pas autant demain, car la surprise, le charme de la première fois ce sera envolé. Faire ce dessin tout de suite, permet d'exprimer ce que l'on ressent à cet instant précis, quelques heures ou jours plus tard, l'oeil, le nez, l'oreille, se seront habitués, ce qui vous étonnait hier fera désormais parti de votre quotidien. Se pencher sur l'instant comme on se penche sur sa feuille avec toute la concentration que demande ce regard vers l'autre,

 

Le carnet de voyage donne pleinement sa place au futile, au détail, a l'imperfection, il peut être enfantin, maladroit, gauche,... il n'y a qu'en croquant le globe que l'on devient un vrai globecroqueur. Il peut donc s'abîmer, se mouiller, se tacher, ne vous laissant alors, d'autres choix que de raconter, l'histoire de cette marque de café, faite sur cette quelconque terrasse du monde. La seule vue d'un dessin, des années après son exécution, suffit à ressusciter en vrac une foule d'information que nul ne se serait cru capable d'avoir un jour pu se remémorer.

 

- « Le crayon parle la langue de tous les pays »

 

 

Le matériel
(enfin,... le mien...)


 

Dans une trousse ou une petite boite:

 

  • une boite de 12 demi godets aquarelle

  • un mouchoir tissu

  • 3 petits pinceaux sans manches

  • un pinceau spécial aquarelle

  • un porte plume

  • quelques plumes

  • une fiole d'encre de chine

  • un bâton de colle

  • un couteau

  • une gomme sèche

  • un crayon sec

 

Ainsi que ( si possible )

  •  

  • une gomme mie de pain

  • quelques sanguines

  • quelques pastelles

 

Et bien sur, ...

  • un carnet de poche

  • un autre plus grand et au papier plus épais.

 

 

Bien qu'il faille parfois moins d'une seconde pour photographier une scène, et parfois plus d'une heure pour la dessiner, croyez moi, ça vaux toujours vraiment le coup.

 

valparaiso

Communauté : Carnets-de-voyages - Publié dans : Français ?
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 03:14

"- Dans quel mond' on vit? "

    ... pourrait dire la concierge de mon immeuble, ... enfin de l'immeuble ou je viens d'emménager en collocation. Son escalier m'est familier, c'est peut-être très commun sur paris, mais pour moi, il ressemble a celui d'Amelie Poulain.

Ma concierge donc, appelons la  Madeleine Wallace, a, comme beaucoup de concierges, ses têtes et pas toutes ses idées. Je veux dire par la qu'elles passe ses jours à parler du temps ou de comment le ciel va encore nous tomber sur la tête. Tout l'effraie: la technologie, les noirs, les russes, les chinois, le futur, la mort, les religions, la politique, les jeunes, le nucléaire, le prix de l'essence, Carla bruni, et même moi. Elle connaît par coeur les très célèbres
"...ha c'était pas com ça de not' temps...", les "... c'est encore magouilles et compagnie,..." et, mon préféré: "...Dans quel mond' on vit? ...j' vousl'demande, ...moi?".


    "- Dans quel mond' on vit? "... j' entends ça presque tous les jours, que ce soit par nostalgie ou par bêtise, dicton ou  peur du silence. On parle de notre present comme de la fin du monde, et la fin du monde comme pour s'occuper, ou alors pour oublier le manque de sens total de nos insignifiantes existances qui se consument chaque jour qui passe .
    "- Dans quel mond' on vit? " ... derrière les paroles de ces petits vieux déprimes se cachent,... en fait, moi,  je vois des punks ridés multicolores qui ont foi en la destruction, l'apocalypse et le chaos, et je me dis que peux être, sous leurs tricot de maille, ils portent des tatouages de Iron Maiden, ou de Alice Cooper  ... et s'il étaient tous vieux, encore, ... le seul points commun qu'ils ont tous, ces cons,... c'est la France!! Jeune ou vieux, con ou pas, punk ou hippy, ce sont tous des dinosaures monochromes qui passent leurs nuits à rêver d'astéroïdes:" - dis papa, c'est bientôt la fin du monde ? "


    Ces gens se font chier, il vivent le plus long péplum qu'est leur vie comme un enfer, et ils n'ont plus de pop corn depuis bien longtemps, ils veulent de l'action, comme au cinéma, que ça pète pour de bon, et que l'on se saute tous a la gorge, une bonne fois pour toute, pour pouvoir ensuite avec les voisins survivant, créer un club des vétérans pour en reparler comme le ferait Walter de Big Lebowski. La nature part en cacahuètes, on a tout salopé, tout pollué, ...enfin pas nous directement, on a juste laisser faire, ... on a bien donne notre accord, un peu, on voulait juste que tout aille plus vite, plus loin, en rapportant toujours plus d'argent, ... et puis on ne savait pas tout. L'ignorance et la fainéantise sur plusieurs décennies, ont fait de nous des êtres obèses, coupables et tristes. On avait pas toutes les cartes en mains, non plus, C'était quand même pas simple de réussir notre coup, dès que l'on touche a quelque chose, ça pète un peu plus loin. Dès que l'on coupe un arbre, c'est une espèce entière qui est rayée de la carte. Dès lors que l'on vit en société et que l'on maîtrise l'énergie,la planète est en danger... dès lors que l'on a inventer le feu, on a tout cramé. L'humanité a l'impression de vivre ses derniers instants,... elle s'est brûlée les ailes, suicidée ou presque. On vit une période où on nous laisse entendre que le sablier est à l'envers, et que le compte a rebours a déjà commencé. Làs, l'homme se laisse faire, il n'y a pas de lueur au bout du tunnel. Savez vous comment réagissent la plupart des êtres humains face à un danger imminent et mortel? Et bien pas du tout comme au cinéma, personne ne court dans tous les sens, ni même ne panique, l'homme accepte tout bonnement son funeste destin avec tranquillité et béatitude,... il va mourir en se posant des questions.


    ...Se poser des questions, ha, ça! on sait faire,... qu'est ce que l'on fait la?, quel est le sens de la vie?, quel est notre rôle dans l'univers ? Et se poser les bonnes questions, pour une fois, ce serait possible?
tiens, je me lance,... juste pour voir:

    Pourquoi un être conscient, demeurant sur la croûte d'une boule de lave en fusion quelque part dans un coin perdu de l'univers, ayant une chance inimaginable d'être vivant et là, d'avoir survécu aux périodes glacières, aux prédateurs, vivant entouré de ses semblables, avec une qualitée de vie incomparable, pouvant jouir de chaque instant, alimenter un puits de savoir chaque jours grandissant, disposant de l'humour, de l'art, et de l'amour,... fait il la gueule?

    Pourquoi ce même mec perd-il sont temps bêtement? pourquoi accumule t-il des richesses sachant pertinemment qu'il ne les emportera pas au paradis et qu'il n'ira peut être même pas au paradis pour cause de ces dernières, selon ses principes religieux? Pourquoi déprime t-il tant ces derniers temps? il a pourtant survécu aux guerres, a l'émancipation de la femme et au bug de l'an 2000. Il survivra sûrement aussi bien a la chute du pouvoir d'achat, au problèmes de système de retraite, à l'augmentation du prix du baril, et même aux problèmes d'environnements. Et bien oui, on fait des erreurs, on a toujours fait des erreurs, mais on est encore là, on se trompe, il nous faut du temps, mais on survit toujours. On est plus à la préhistoire, on ne brûle plus les sorcières et la terre n'est plus plate,... merde! mais c'est que l'on vient de loin!
    La pollution, l'environnement,... il n'est peut être pas si tard pour s'en occuper. Il y a des dégats multiples et irremediables, certes. Mais bon, si on fait de notre mieux, et dès a présent, le bateau ne va peut etre pas couler tout de suite. Equitable, vert, durable, participatif, tri sélectif, on se bouge tout de même un peu depuis une quinzaine d'années. Le durable fait vendre, et puis sans le durable, rien ne dure, alors, a-ton réellement le choix?

   
Prenez donc un grand bol d'optimisme...

   
Vous rappelez vous des soucis majeurs de votre vie il y a dix ans de cela? où sont ils aujourd'hui? Mettez vous dans la tête que le poisson est uniquement un plat du dimanche, et ne se mange ni surgelé, ni en bâtonnets. La voiture à essence va finalement prendre place au près de la lampe du même carburant. Les vieux ne passeront plus à la retraite mais entreront dans la fonction publique, les fans de jeux vidéos qui commencent déjà a faire du sport devant leurs écrans, auront la possibilité de jouer à être un grand Chef étoilé sur playstation X. Le consommateur est tous les jours un peu moins con, il se renseigne, se remet en question, et devrait commencer à voir, lui aussi, la lumière au bout du tunnel. Bref, détendez-vous, souriez, c'est pas encore la fin.
L'homme est un peu individualiste, égoïste, mais pas fondamentalement méchant; Il a récemment crée les bio carburants, l'énergie solaire, les éoliennes, le nucléaire, et le commerce équitable, tout cela ne fonctionne pas encore très bien pour l'instant mais est voué a un brillant avenir, ...

  
  "- Dans quel mond' on vit? "... et bien disons que chacun vit dans le monde qu'il veut, du moins dans sa tête...  et la place de l'homme, ne serait-elle pas d'abord, derrière son sourire?

 

Communauté : Expatrie(e)s - Publié dans : Français ?
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /2008 18:14




Ajouter un commentaire






Communauté : je rêve de devenir photographe - Publié dans : Français ?
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /2008 18:14







allez allez, on clic sur les images pour voyager,...

( hey, les mecs,... grande nouvelle!!!!!... j ai internet chez moi,..... si je vous jure! ...et puis ....j ai aussi un chez moi, ...d ailleurs c est ma cage d escalier.... fini les cyber geek et pas du tout cafés.)





Communauté : je rêve de devenir photographe - Publié dans : Français ?
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>


"Si je n'étais pas parvenu à écrire grand-chose, c'est qu'être heureux me prenait tout mon temps. D'ailleurs, nous ne sommes pas juges du temps perdu..."

       Nicolas Bouvier


 

 

 

 

 

 

 

 

  Sans-titre321321.jpg

 

 

 







 

 

 

 

 

 

undefined

 

 

visuel-drapeaux-copie-1.jpg





 

 

 

 

 

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés